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IBM Cloud Authors: Yeshim Deniz, Elizabeth White, Pat Romanski, Liz McMillan, Stefan Bernbo

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Les centres de calculs de demain : un régime d’amaigrissement de choc !

 

I shrunk the kids« Chérie, j’ai rétréci les gosses ». Dans ce film célèbre, un scientifique réduit fortement la taille d’un groupe d’enfants.

La R2I, Révolution Industrielle Informatique va avoir le même effet sur tous les centres de calcul informatiques des entreprises, de toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

Cet amaigrissement, inéluctable, va être rapide et brutal ; comment l’anticiper, le gérer, s’y préparer ? Ce sont des questions que tous les responsables informatiques, et en priorité ceux qui gèrent les infrastructures doivent se poser, aujourd’hui.

 

La situation actuelle

AWS market growth copieL’utilisation de solutions Cloud Computing industrielles d’infrastructures, IaaS (Infrastructure as a Service) reste encore largement minoritaire, même si les deux leaders mondiaux, Amazon avec AWS et Google avec GCE ont des taux de croissance impressionnants.

L’essentiel des applications d’une entreprise fonctionne encore sur des serveurs qu’elle achète, en CAPEX.

CCP - Aujourd'huiPour savoir quelles sont celles qui sont susceptibles d’être confiées à des serveurs tiers, je vous propose le modèle d’analyse représenté sur ce schéma.

Votre CCP, Centre de Calcul privé héberge :

  • Des applications universelles, transverses, messagerie, CRM, gestion budgétaire, décisionnel...
  • Des outils spécialisés de développement d’applications, quand bien sur il existe des équipes de développeurs en interne.
  • Des usages « cœur métier », très spécifiques de vos activités ; les serveurs sur lesquels fonctionnent vos applications peuvent être :
  •     Des serveurs x86, Intel ou AMD, fonctionnant sous Linux ou Windows Server.
  •     Des serveurs qui utilisent des OS ou matériels propriétaires, Z/OS ou AS/400 d’IBM, Sun Ultrasparc....

Cette distinction est importante, car les solutions IaaS actuelles ne couvrent que les serveurs X86.

Avant de s’intéresser aux véritables solutions Cloud Computing, innovantes, flexibles et très économiques, il faut tordre le cou à deux démarches dangereuses, poussées par l’immense majorité des fournisseurs informatiques historiques, la virtualisation et le Cloud privé

 

La virtualisation, l’arme de défense des acteurs historiques

Virtualization ServicesLa virtualisation est une technique très ancienne, proposée par IBM et Digital Equipment depuis les années 80. Elle a été remise à la mode il y a plus de  dix ans et le leader actuel de ce marché est VMWare.

Les solutions IaaS sont une catastrophe pour les vendeurs de serveurs et des logiciels associés, car les entreprises qui migrent sur le Cloud... n’achètent plus de serveurs.

Ces fournisseurs tiennent donc un discours très bien rodé : « Avant de migrer vers le Cloud, commencez par virtualiser tous vos serveurs. »

Cette démarche est très dangereuse, à éviter absolument ! Ce qu’ils vous proposent, c’est de virtualiser, donc de conserver en interne vos serveurs.

La bonne démarche, que l’on verra plus loin, consiste d’abord à externaliser un maximum d’applications en SaaS (Software as a Service) et les serveurs qui vont avec. On peut éventuellement, ensuite, virtualiser les serveurs qui restent.

Virtualiser un serveur Exchange ou Lotus Notes quand la décision raisonnable consiste à basculer sa messagerie sur un cloud public est le parfait exemple d’une décision... peu raisonnable ! (pour garder un langage châtié).

 

Cloud Privé, le Yeti de l’informatique

Après avoir réussi leur première entourloupette avec la virtualisation, les fournisseurs historiques ont inventé un deuxième truc encore plus nul, connu sous le nom de « Cloud Privé ».

Journey to the private cloudC’est encore un discours qui a pour seul objectif de défendre les intérêts des vendeurs de serveurs, qui essaient par tous les moyens de retarder la migration des entreprises vers de véritables solutions Clouds, publics ou communautaires.

Le discours est toujours le même : « Commencez votre migration vers le Cloud par une première étape, la construction d’un Cloud Privé ». 

Ces Clouds privés sont évidemment présentés comme pleins de qualité, sécurité, confidentialité, économie...

YetiIl y a un seul petit problème : les clouds privés n’existent pas ! Ils me font penser au Yeti, animal mythique dont tout le monde parle et que personne n’a jamais vu.

Quand l’entreprise construit un cloud privé, elle fait des dépenses d’investissements, en CAPEX, ce qui est la négation du Cloud qui privilégie les dépenses de fonctionnement, OPEX, sujet traité récemment dans ce blog.

Je préfère donc parler de CCP, Centre de Calcul Privé, qui correspond à la réalité des serveurs que vous gardez sous votre contrôle.

 

Une stratégie moderne et innovante

Maintenant que les deux démarches archaïques et dangereuses ont été éliminées, il est temps de mettre en œuvre la stratégie innovante et très rentable présentée dans les lignes qui suivent.

Elle est visualisée sur le schéma ci-dessous, avec 5 décisions différentes :

CCP - Aujourd'hui, demain

  • 1 - Pour 100 % des applications universelles déployées dans votre entreprise, il existe d’excellentes solutions SaaS. En basculant sur ces solutions, vous éliminez immédiatement... tous les serveurs qui étaient utilisés pour les héberger. Cela représente le plus souvent de 30 à 50 % de vos serveurs.
  • 2 - En basculant tous le travail des développeurs sur des solutions PaaS, Platform as a Service, vous allez faire beaucoup d’heureux :
  •     Les développeurs, qui auront enfin toute la puissance de calcul dont ils ont besoin, et en permanence.
  •     Les financiers, car les coûts de développement vont être réduits dans un rapport dix ou plus. Le nombre de serveurs utilisés pour des développements représente souvent moins de 10 % du total des serveurs, mais c’est toujours cela de gagné.
  • 3 - J’ai séparé les serveurs x86 en deux groupes : ceux qui sont utilisés pour des applications qui peuvent très bien être exécutées sur des plateformes IaaS ; c’est l’immense majorité de vos applications actuelles.
  • 4 - Pour les rares applications sur serveurs x86 que vous ne pouvez pas migrer sur une plateforme IaaS, il vous reste deux options :
  •     L’hébergement (Hosting), qui consiste à louer des serveurs chez un hébergeur, solution qui existe depuis des dizaines d’années.
  •     Les garder dans votre CCP, Centre de Calcul privé.
  • 5 - Il n’est pas possible, aujourd’hui, d’utiliser une solution IaaS pour les serveurs non x86. Vous pouvez donc, comme pour la situation 4 ci-dessus :
  •     Choisir l’hébergement.
  •     Les garder dans votre CCP.

 

Votre Centre de Calcul Privé, demain

Empty-data-centerVotre parc existant de serveurs a maintenant bien maigri :

  • Tous ceux utilisés pour les applications 1, 2 et 3 du schéma précédent ont disparu de votre stock.
  • Pour les applications 4 et 5, une partie a migré chez des hébergeurs ; ils ne sont plus chez vous, même si vous devez encore vous en occuper de temps en temps.
  • Il reste, peut-être, de 5 à 20 % de vos serveurs initiaux qui doivent, objectivement, rester dans votre nouveau Centre de Calcul privé, qui va passer de la taille XXL à la taille 8 ans !

J’allais oublier ! Vous pouvez, maintenant, virtualiser les serveurs restants pour en réduire un peu plus le nombre.

Produire de l’énergie informatique en interne ? Ce n’est vraiment plus d’actualité !

 

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